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Jeudi 17 mai 2007 4 17 /05 /Mai /2007 16:17

 

                                                       

Voilà...le dernier article!! Après ce périple de 7 mois à travers toute (ou presque) l'Amérique du Sud, je suis de retour dans ma chère petite ville de Genève et je repense à tout ce que j'ai vécu. Ouffffff ça en fait des choses. Ça a été un voyage très fort.

Du fait que je parte seule, et c’est vraiment ce que je recherchais, j’ai dû me confronter, faire face à des situations  que je n’attendais pas. Durant ces 7 mois, je me suis organisée et j’ai pris moi-même toutes les décisions qui me semblaient les meilleures pour la réussite de ce voyage. Bon exercice ! En partant seule, je cherchais à rencontrer de nouvelles personnes avant tout et à pratiquer mon espagnol, langue que j’aime énormément. J’avais envie d’être libre à 100%. Si je désirais rester dans un endroit qui me plaisais, je restais. Si j’avais envie de suivre telle ou telle personne, je la suivais. Ma liberté m’est quelque chose de très cher. En y réfléchissant, je me suis peut-être lancée un défi « Vas-y, pars et vois ce que tu peux en retirer ! »  De retour à la maison, le bilan ne peut être que positif ! Je me considère comme très chanceuse car rien, absolument rien de négatif ne m’est arrivé. Je ne me suis jamais fait voler, attaquer ou quoi que ce soit. J’ai rencontré, je ne dirai pas beaucoup, mais il n’était pas rare du tout de croiser des personnes qui s’étaient faites voler leurs sacs dans un bus, dévaliser aux bancomates ou alors, le plus souvent en Colombie, se retrouver avec un couteau sous la gorge si elles ne donnaient pas leur argent. Maintenant c’est certain, ces pays sont plus pauvres que les pays où nous vivons et un touriste se doit d’être discret. Il ne faut pas montrer ses valeurs et s’habiller simplement. Un touriste se fait déjà remarquer à des kilomètres par toutes les différences qu’il présente face aux locaux, donc mieux vaut ne pas en rajouter et essayer de se fondre dans la masse. Nous, les touristes, nous sommes normalement bien plus grands avec une peau plus claire. Bon…ne parlons pas des blondes aux yeux bleus…qui comme moi, ne font pas Boliviens pour un sou J (quoique qu’on pourrait être Brésilien mais du Sud !J).  Notre façon de nous habiller est aussi différente. Même à Buenos Aires, où les gens ont l’air beaucoup plus européens avec un style vestimentaire que l’on peut retrouver en Espagne, nous touristes, sommes habillés de manière trop relax. Je parle principalement pour moi mais la plupart des travellers  le sont aussi…tongs, pantalon large, petit top tâché et qui n’a plus de forme car il a été lavé trop souvent !! C’est drôle car en partant, j’avais même la certitude de revenir avec un appareil photo ou une caméra vidéo en moins. Eh non !!  Bon, il faut aussi que j’avoue que j’ai été toujours très attentive à mes affaires. Malheureusement dans certaines situations, ça ne suffit pas et c’est vraiment la malchance. Je pense à ce petit couple de Tchèques que j’ai rencontré en Bolivie. Ils avaient mis toutes leurs valeurs dans un coffre dans leur hôtel à Caracas pour aller faire une excursion. Au retour….mauvaise surprise plus rien...passeports, cartes de crédit, ….tout était loin ! Ça, c’est le genre de situation difficile à encaisser quand on est seul. Mais on en apprend beaucoup d’après moi. Il faut relativiser et rester calme et positif. Pas facile facile. Malgré toute cette liste de mésaventures que je viens de vous citer, je trouve qu’on a beaucoup trop d’à priori et de clichés sur cette région du monde. Des jugements formés à l’avance et qui ne s’appuient pas forcément sur la réalité. Oui, l’Amérique du Sud peut être dangereuse mais il est aussi possible d’y voyager, et j'en suis un exemple parlant, sans que rien n’arrive. Souvent on parle de ce continent avec une telle gravité. Ce sont des êtres humains et pas des barbares. Pour prendre l’exemple de la Colombie, qu’ici on diabolise, c’est le pays préféré de la plupart des voyageurs que j’ai rencontrés qui avaient parcouru  toute l’Amérique du Sud. Il paraît que les gens y sont adorables et les paysages grandioses. Si on vit dans la peur, on ne fait plus rien et on ne sort plus de chez soi. J’ai donc préféré partir à l’aventure (car en effet, je n’avais pas préparé grand-chose) en étant certaine que j’allais rencontrer de magnifiques personnes J

De ce voyage, j’ai tiré de nombreuses leçons. J’ai énormément appris sur moi. Sur ma façon d’être, de me comporter avec les autres, de réagir. Je me suis comme auto-analysée. En voyage, comme on est loin de tous ses repères, on ressent très vite ce qui nous touche, nous fait peur, nous énerve. Je me suis posée beaucoup de questions par rapport à mon avenir et j’ai fait plusieurs rencontres qui m’ont vraiment aidées à savoir ce que je voulais faire, qui m’ont confirmé la direction que je prenais ou d’autres qui m’ont au contraire, un peu chamboulé et fait réfléchir « Qu’est-ce que tu veux vraiment être dans ta vie ? Qu’est-ce que tu veux vraiment faire ? » J’ai aussi découvert un continent entier. Des paysages d’une beauté et d'une variété époustouflantes. Des pays avec des montagnes, de la forêt vierge, des plages sublimes, des déserts, des lacs, des volcans, … J’ai été impressionnée par la beauté de notre monde. De découvrir de nouvelles cultures, rites, façons de vivre, de penser, de manger,… a été très enrichissant. Ma route a croisé des personnes incroyables. Qui ne te connaissent ni d’Eve, ni d’Adam mais qui décident de t’aider. Ce que j’ai aimé par-dessus tout dans ce voyage, c’est l’inattendu. Le bonheur de rencontrer quelqu’un par hasard (il n’y a pas de hasard…) dans la rue avec qui tu vas finalement passer la journée, la semaine ou entreprendre un bout du périple.

Une question qui revient tout le temps : « Alors…quel est le pays que tu as préféré ? » Désolé pour ceux qui connaissent la réponse, je vais me répéter. C’est évident, que j’ai adoré tous les pays que j’ai visités mais certains m’ont plus marqué que d’autres. La Bolivie a été pour moi une destination toute particulière. J’ai vraiment adoré car c’est un pays qui est pour moi plus « authentique » car il est moins touristique. Il y a toujours les petites mémés en habits traditionnels, pas de centres commerciaux modernes mais beaucoup de marchés. Tout y est désorganisé. C’est la pagaille ! Les routes sont une horreur. La plupart du temps, ce ne sont même pas des routes mais des chemins de terre et de pierres. Une crevaison par trajet…c’est à prévoir. En Bolivie, la seule façon d’apprécier d’y voyager, c’est d’avoir le temps. J’ai vraiment adoré car rien n’est organisé et je crois que c’est ce que je recherchais au plus profond de moi. Ici, tout est parfaitement organisé, clair et précis et je l'apprécie énormément car j’y vis. Je ne pourrais jamais vivre en Bolivie. Mais y passer quasi 2 mois…a été un pur bonheur. De la Bolivie, je suis passée à l’Argentine où tout est beaucoup plus ressemblant à l’Europe. Il y a une information touristique avec listes des prix, cartes,… la Bolivie me manquait!                                                                       Le Brésil est un pays aussi avec une importance toute particulière à mes yeux car je ne sais pas pourquoi mais ce pays me fascine. Je trouve qu'il émane des gens une telle énergie positive. C’est très différent de la Bolivie où l'on aurait plutôt tendance à faire un retour sur soi. Le pays est pauvre, on pense à des choses plus profondes et pas vraiment à faire la fête. Alors qu’au Brésil, c’est juste PROFITE DE LA VIE ET SOIS HEUREUX ! C’est une grosse généralité que je fais là, car la situation dans les grandes villes (et pas seulement dans ces mégalopoles) est catastrophique. Des petits enfants de 4 ans dans la rue à mendier. Mais j’ai l’impression que les gens sont emplis de soleil et malgré toutes ces difficultés quotidiennes...ils sourient ! Et ça…c’est magique !

Beaucoup de personnes ont été impressionnés par le fait que je sois « si » jeune et que je sois déjà en chemin, voyageant à travers ce continent. Surtout les petites mamitas peruanas, bolivianas, chilenas,… pour qui il est juste impensable que leur fille parte voyager comme ça. C’est évidemment une question de budget mais en outre, ce n’est pas dans les mœurs. Une jeune de fille de 20 ans là-bas, n’a pas les mêmes libertés que l’on peut avoir ici. On me demandait souvent « Sola ?? Pero que valiente. Y no tienes miedo ??? » «  Seule ?? Mais quel courage. Et tu n’as pas peur ?? » Ce qui est paradoxal, car non, je n’avais absolument pas peur, heureusement  d’ailleurs car d’après moi une personne qui a peur, premièrement se gâche son voyage, et deuxièmement se referme sur elle-même, se méfie de tout ce qui va lui apporter des problèmes. En étant ouvert et souriant, on émet des ondes positives qui nous ramènent au final le positif que l’on donne. Ces locaux avaient bien plus peur de voyager dans leur propre pays que moi, une petite blondinette de Suisse.

Des tonnes et de tonnes d’anecdotes me sont arrivées et je ne pourrai pas tout vous raconter. J’ai dû faire un peu plus de 400 heures dans les transports publics durant mes 7 mois, j’ai attrapé des poux que j’ai traîné  pendant un mois et demi (ouf je m’en suis débarrassé en Bolivie !), je n’ai eu qu’un seul faux billet (en Argentine) que j’ai réussi à refiler, j’ai rencontré des personnes d’Israël, d’Australie, des Pays-Bas, des USA, d’Allemagne, d’Angleterre, de Belgique, de Suisse, des Français, Espagnols, Italiens, Japonais, Mexicains, Suédois, Colombiens,… de tout !! J J’ai évidemment beaucoup progressé en espagnol. Je comprenais tout et j’ai amélioré ma fluidité.

J’ai fait une petite liste des highlights de mon voyage. Les choses qui m’ont tout particulièrement plues et que je n’oublierai jamais. Le travail dans les garderies en Equateur en est une, les îles Galapagos, Iquitos, Cuzco et son entourage, le Macchu Picchu, Rurrenabaque…l’aventure dans la jungle bolivienne, Samaipata et donner des cours d’anglais à des petits Boliviens, le Salar d’Uyuni, les chutes d’Iguazu, Torre del Paine et le glacier Perito Moreno tout au sud du continent, l’île de Pâques bien évidemment, le Cabo Polonio en Uruguay et le carnaval de Rio.

C’est fou car en regardant mes photos avec du recul, je me rends compte que du fait de voyager pendant si longtemps, de bouger sans arrêt et découvrir des merveilles de la nature tous les jours, il m’était impossible d’apprécier à sa juste valeur tout ce que je voyais. Mon échelle d’appréciation s’était un peu modifiée. Je prends l’exemple du nord de l’Argentine. Je me souviens que sur place,  j’avais trouvé les paysages jolis mais je n’étais pas restée totalement stupéfaite devant. Je suis sûre que si j’étais partie de  Suisse et m’étais rendue directement au nord de l’Argentine, j’aurais été éblouie et fascinée par ces paysages. Il se passe la même chose actuellement  en regardant mes photos avec plus de distance. Certains endroits qui ne figurent par exemple, pas dans mes Highlights, me semblent juste merveilleux.

Une autre question qui revient très souvent fait référence à mon retour. « Alors ce retour, comment est-ce que tu l’as vécu ? Ça va, pas trop dur ?!?! » Je ne sais pas si les gens s’attendaient à ce que je déprime fortement et que j’aie le blues (il est vrai que beaucoup de mes connaissances qui sont rentrées d’un long séjour en Amérique Latine, où il y a vraiment une grande joie de vivre, qui se retrouvent un peu abattues et déprimées à leur retour) mais non, mon retour s’est très bien passé. Après 7 mois en voyage, on se rend mieux compte de tous les bons côtés et des avantages qu’offre la maison. On a le temps d’y penser et de le remarquer. Je n’étais pas vraiment en manque de confort mais le fait de rester installée plus d’une semaine ne me plaisait pas. Je me réjouissais plus que tout, de revoir ma famille, mon petit neveu, Mateo, qui allait fêter dans les mois qui suivaient, son tout premier anniversaire. J’étais vraiment contente de revoir ma famille et mes amis. Je n’ai pas du tout eu de coup de blues. J’ai très vite repris mes activités… parfois, je me dis, un peu trop vite peut-être...Je n’ai pas eu de problèmes d’adaptation. Ma vie en rentrant, où rien n’était défini, certain, je ne savais pas exactement ce que j’allais faire, ce que j’allais étudier, où j’allais étudier. Tout ça était aussi bien excitant. Ma vie continuait…différemment, mais elle continuait. Tout était possible. J’étais ouverte à tout.

Voilà, cette fois-ci, c’est bien la fin de mes aventures. Je voudrais remercier toutes les personnes qui ont cru en moi, m’ont fait confiance et m’ont soutenue ainsi que celles qui m’ont suivi tout au long de ce voyage. Merci du fond du coeur et j’espère retrouver mes lecteurs pour d’autres aventures…il y a encore tellement de choses que j’ai envie de découvrir et de vous faire partager. Mais pour l’instant, après deux trois petits voyages sages cet été en Europe, je reprends les études…eh oui, il le faut bien. C’est parti pour 3 ans d’études de communication à Lugano. Trois années qui s’annoncent bien sympathiques également !  See you !  A bientôt !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Par Sabrina - Publié dans : america-latina
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Mercredi 21 février 2007 3 21 /02 /Fév /2007 03:42

 

                                         

                                                            Rio,  ciudade maravilhosa               

16 au 21 février 2007          

Rio est une ville magnifique que je connaissais déjà mais la revoir m'émerveilla tout autant que la première fois. Durant le carnaval, tous les prix (spécialement des hôtels) sont triplés, voirs quadruplés. J'ai la chance d'avoir un ami à Rio qui a eu l'extrême gentillesse de m'accueillir chez lui pour quelques jours : Claudio, avec qui j'étais à l'école primaire, passe une année à Rio pour parfaire son portuguais et sa famille possède un MAGNIFIQUE appartement à Leblon, un des quartiers aisés de Rio. En arrivant dans l'appart, je suis effectivement restée bouche-bée devant sa splendeur. C'est souptueux. Super bien décoré, grand, lumineux, parfait! J'avais une chambre pour moi avec un immense lit et bien-sûr ma propre salle de bain!! J'allais passer six jours merveilleux! On peut dire que j'ai fini mon voyage dans le luxe.

Anaïs, une copine de Claudio, passait aussi quelques temps chez lui. Un mois à Rio pour se changer les idées des exas de l'uni. Nous nous sommes très bien entendus tous les trois. Nous passions la plupart de notre temps ensemble. Cependant  Anaïs et moi allions souvent à la plage les deux pour se faire un joli bronzage avant notre retour à Genève. Les plages au Brésil sont étonnantes. Il y a une telle vie, ça bouge tout le temps et de partout. On crie, on y vend des boissons, des fromages grillés (très à la mode!), des colliers,... tout un commerce. Pas grand chose à voir avec une plage déserte  mais j'aime bien l'énergie qui s'y dégage. Une jolie petite anecdote : nous passions avec Anaïs notre fin d'après-midi sur la plage, le soleil descendait gentiment et lorsqu'il disparut totalement, tout le monde sur la plage s'est mis à applaudir. Nous nous sommes regardées les deux, un peu surprises mais charmées par cette  jolie "coutume", si on peut l'appeler comme ça.  Nous retournions à l'appartement dans l'idée de cuisiner un petit quelque chose. Pour être plus précise et correcte, c'est toujours Anaïs qui a cuisiné! C'était notre petite maman. D'origine italienne, elle nous faisait de délicieuses pâtes. Mais en arrivant dans l'appart, on a trouvé Claudio en bad trip...avec les billets du carnaval dans ses mains. La partie à déchirer, avait déjà été arranchée d'après lui et il pensait à sa femme de ménage, qu'ils avaient liscencié deux semaines auparavant. Nous avons tous commencé à stresser. Nous avons appelé à gauche à droite pour savoir si c'était normal et avons finalement décidé, sans obtenir de réponses très claires, de nous rendre directement au Sambodromo, là où allait se passer la parade le lendemain. Deux heures de métro, bus avec les embouteillages. Claudio était le plus stressé de tous et ne marchait pas mais courrait quasiment. Nous avions un peu de peine à le suivre avec Anaïs, dans cette foule et à cette vitesse. Mais nous sommes finalement arrivés à ce secteur 31 où nous étions tous tendus en donnant les trois billets à l'homme au guichet. Nous le fixions pour voir voir sa réaction et justement sans aucune réaction particulière, la pression retomba. Il était tout à fait normal qu'il manquait une partie. Il nous a donc échangé ces billets contre les pass d'entrée magnétiques. OUFFFFF!! Quel soulagement ! Nous nous étions déjà imaginé le lendemain à essayer de trouver des tickets d'entrées à prix raisonnables...

En période de carnaval, ce n'est pas seulement une rumeur, mais c'est la FOLIE! Tous le monde est dans une ambiance spéciale. Le gros du carnaval sont les deux soirs de défilés des écoles de samba au Sambodromo mais durant toute la durée du carnaval ( 6 jours), il y a partout des concerts et surtout des blocos. Ce sont des chars avec de la musique ou la plupart du temps un band joue des percussions et une foule de personnes qui suit en dansant une samba endiablée!! C'est juste trop top!!! Je reste toujours hallucinée devant ces filles qui dansent. Elles bougent tellement bien. Et tout le monde rit, est de bonne humeur. Ces blocos, il y en a dans toute la ville et ils se déplacent sur les routes fermées spécialement à cet effet.  La samba fait vraiment partie intégrante de leur vie. La danse en général. Tu vois des petites de 5 ans qui dansent déjà divinement bien! L'approche au sexe, à la séduction est vraiment différente au Brésil. Rien à voir avec la Suisse. Etre sexy est dans les gênes là-bas. En Suisse, les filles sont beaucoup plus vite jugées de manière négative. Ce qui est assez impressionant, c'est que tous les mecs essayent de t'aborder, te touchent, t'invitent à prendre une caipirinhia. Il y a énormement de drague et d'autant plus avec les petites étrangères blanches!

La carnaval, c'est donc la bonne humeur, la folie...mais l'insécurité  et la danger font partie intégrante de la fête. Cette année il y eut 22 morts durant la carnaval à Rio....progression!! En baisse par rapport aux 39 morts de l'année 2006. La présence de la police se fait sentir dans certains quartiers plus aisés et autour du sambodromo mais dans les quartiers populaires...nettement moins! Nous sommes sortis un soir à Lapa, quartier au centre de Rio. Réputé pour sa bonne ambiance, ses blocos, ça oui. Il y avait un monde fou, de la musique et des gens qui dansaient partout et surtout beaucoup, beaucoup d'alcool! C'est un peu le problème. Les gens sont nerveux. La nervosité est dans l'air. Les gens commencent à descendre de leurs voitures pour aller s'exciter avec ceux qui sont devant. On entend un peu crier. Il y a aussi beucoup, beaucoup de monde. Il faut  essayer de se faufiler entre les hordes de personnes pour se rendre d'un lieu à un autre. Avec Anaïs, nous prenions bien évidemment des photos. On m'avait tellement mise en garde sur les vols à l'arraché que je tenais bien fort mon appareil et ne le sortais que rarement. Beaucoup m'avaient déconseillé de le prendre le soir, si j'allais au carnaval...mais comment aurais-je pu le laisser à l'appartement en étant AU CARNAVAL DE RIO ! Non, impossible pour moi. J'ai pris le risque. Je sauvegardais cependant mes photos sur l'ordinateur, à chaque fois que je rentrais à l'appartement. Durant cette soirée, Claudio a rencontré un bourré et ils se sont mis à parler un peu. La situation était assez marrante et avec Anaïs, nous voulions l'immortaliser. Au moment où Anaïs sortit son appareil, un grand mec, passe à côté d'elle en courrant et essaye de le lui choper....fort heureusement pour elle, elle avait la petite cordelette autour de son poignet et le grand black n'a pas pu le lui voler. Elle avait un peu mal au poignet et était énervée et un peu choquée quand même. Surtout que le mec a courru 25 mètres puis s'est arrêté, s'est retourné et lui a fait un grand geste de la main... C'est comme si c'était normal là-bas, le mec s'arrête et continue en marchant. Qu'est-ce qu'on aurait pu faire de toutes façons. Lui courrir après, l'attraper et ensuite...? Personnellement, je m'imagine mal attraper ce grand gars et commencer à l'engueuler. Ce n'est pas le seul vol auquel j'ai été témoin. Assise dans le bus, j'ai vu un vieux couple de touristes se faire arracher le sac de Madame.  Mais dans cette situation, il y avait un policier qui a commencé à courrir après le voleur. Qui a "essayé" de l'attraper. Sauf que la situation m'est apparue un peu maniguancée. La police lui a courru après sur 20 mètres au maximum et il aurait sérieusement, en y mettant un tout petit peu de bonne volonté, pu l'attraper. Sauf que, après avoir commencé à lui courrir après, le voleur s'est retourrné, lui a crié quelque chose et a continué.  Je ne fais que des suppositions, mais j'imagine une menace ou ... . Policier corrompu ou qui a peur d'avoir des représailles. Enfin bon...

Personnellement, nous avons eu beaucoup de chance et avons passé un carnaval formidable sans le moindre problème. Un des soirs du carnaval, nous l'avons fêté sur la plage de Ipanema. Soirée inoubliable! Un monde fou mais une atmosphère géniale. Cette soirée-là, Caludio était avec des copains assis sur la plage, nous avons donc profité avec Anaïs d'aller danser un peu. Nous avons rencontré 3000 dragueurs....mais on s'est vraiment trop marrées! Groupe de percussions d'un côté, concert de samba de l'autre. Techno en fin de soirée....vraiment sympa!!

                                                      

La grosse soirée, nous l'avons passée lundi soir à regarder ce fabuleux spectacle qu'est le défilé des écoles de samba. Comme il y a trop d'écoles pour tout faire en une fois, le défilé se fait sur deux soirs: dimanche et lundi. Ils défilent toute la nuit, ça commence vers 21h et finit vers les 6h-7h du matin.  J'ai été surprise par l'organisation de folie que représente cette parade, qui est en réalité plus qu'une parade puisque c'est un concours. Il y a 13 écoles de samba qui y participent et chacune représente la communauté d'une favela. Ce sont les habitants des favelas qui défilent. A peu près 4000 personnes chaque école. C'est impressionant. Le sambodromo a une capacité de 88500 personnes et fait 700 mètres de long. Chaque école a une heure pour  traverser cette avenue et donner le meilleur de soi.

Il y a des règles très strictes à suivre sous peine de se faire éliminer. Le respect des 60 minutes de passage en est une. Ils doivent être créatifs, inventer eux-même un thème et le respecter. Chaque participant doit connaître la chanson de l'école et la chanter (chanson qui passe pendant une heure...nous aussi on a le temps de l'apprendre et on la connaît par coeur à la fin du passage de l'école!) La batterie est un des éléments les plus importants. Régularité du rythme et cadence bien conjuguée avec les pas de samba. Tout ce spectacle est impressionant. L'école qui gagne...gagne en renommée et bien-sûr reçoit une belle somme d'argent.

A la base, je voulais défiler avec une école de samba mais je mis suis prise trop tard et l'école demandait vraiment trop. 500 francs suisses. Il paraît que c'est vraiment extraordinaire. Une sensation incroyable. L'heure passe en un éclair. J'y retournerai de toutes façons.  

                                                            

 Sinon, nous sommes bien évidemment allés voir le Christ...qui surprise ne se montra pas. Il y avait une sorte de gros nuage tout autour...Claudio n'était vraiment pas de bonne humeur! Je l'avais heureusement déjà vu 4 ans plus tôt avec ma famille. Au programme également, shopping et tour en hélico au-dessus de Rio.

J'ai juste plus qu'aimé cette ville! Je suis totalement sous le charme du Brésil, de son ambiance et de ses habitants. C'est un pays vraiment très particulier à mes yeux où il est certain que j'y reviendrai.

Par Sabrina - Publié dans : america-latina
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Dimanche 18 février 2007 7 18 /02 /Fév /2007 03:54

                                                  9-16 février                                               Ive et moi au parc

Je me réjouissais tellement de retourner au Brésil. J'y étais déjà allée une fois avec ma famille en 2003 et avais adoré. J'ai une grande admiration pour le Brésil et ses habitants. Ils ont tout le temps une telle vitalité. Il émane de ce pays une sorte d'énergie positive que j'adore et qui me fascine. J'étais donc vraiment excitée à l'idée de retourner dans ce beau pays. Et à mon arrivée, j'avais le grand sourire. Je disais "boa noite" (bonsoir) à tout le personnel de l'aéroport.

J'ai plusieurs amis à Sao Paulo rencontrés un peu partout dans le monde et j'allais donc être partagée entre tous. J'ai vraiment une chance incroyable. Durant tout mon séjour au Brésil, j'ai été une petite princesse. Tout le monde m'a chouchoutée. J’ai été précieusement transmise de mains en mains.

 Le premier ami avec qui j'allais passé du temps s'appelle Rodrigo Turquetti. 24 ans. Nous nous étions rencontrés à Munich dans une école de langue, pendant l'été 2005. Nous parlions donc en allemand ensemble. Rodrigo est venu me chercher à l'aéroport et voulait m'emmener à la plage durant 2-3 jours. Nous sommes donc partis en direction de Santos (3 heures de Sao Paulo avec les embouteillages du vendredi soir, sur une île nommée Guaruja. Une copine à lui a un superbe appartement et avait invité quatre autres copains. On s'est couchés vers 4h du mat, après avoir dîné, rencontré tout le monde...j'étais exténuée. De switcher de l'espagnol à l'allemand et d'essayer de mon concentrer pour comprendre le portugais...ouhh ça faisait beaucoup. C'était trop pour mon cerveau.

 Rodrigo a vraiment pris soin de moi pendant ces deux jours. On faisait tout ce que je voulais, il m'emmenait toujours où je voulais. Il a fait une petite cure fruits, nourriture végétarienne pendant ces quelques jours!!  Il m'avait même prévu une surprise, un vol en parapente (il est incroyable!) que nous n'avons finalement pas fait. Nous avons passé du bon temps à la plage avec ses amis, à se baigner, aller au resto...enfin profiter de la vie! On a suivi la philosophie brésilienne!

 Le deuxième jour, il m'a ramené à Sao Paulo où je devais rencontrer une autre copine. Ive, 22 ans que j'avais rencontré en Espagne il y a quatre ans et chez qui j'allais "habiter" pendant mes 6 jours à Sao Paulo. Ensemble hablamos espanol! Plusieurs fois elle m'avait parlé de sa maison, m'avait dit qu'elle n'était pas riche mais qu'elle m'accueillait volontiers chez elle. Je m'étais donc imaginée (après tant d'insistance sur son niveau économique) peut-être pas une favela...  mais quelque chose de vraiment simple...alors que pas du tout! Ils se sont faits construire une petite maison super jolie et bien équipée. Je pense qu'elle s'imagine que venant de Suisse, je suis peut-être millionnaire...  Je ne sais pas. Il y a énormément de systèmes de sécurité. Ils vivent quasi en "prison". Des barreaux sur les fenêtres. Ils payent chaque mois un mec qui fait la sécurité. Quand ils rentrent chez eux, un homme en moto les accompagne jusqu'à leur maison, attend que le portail du garage soit ouvert, la voiture dedans et la grille refermée pour repartir. Oulala!! Ca change de la Suisse où tu peux rentrer seule à 4h du mat.

 Mon accueil chez Ive a été juste incroyable. On ne m'a jamais accueillie aussi bien. Ive et son papa sont venus me chercher au terminal des bus et m'ont ramenée chez eux. La maman est un ange. Elle m'a pris dans ses bras et m'a mise immédiatement à l'aise. Elle m'a dit tout de suite de me sentir comme à la maison. Elle me considérait comme une de ses filles. Tous les matins, elle me préparait mon petit-déjeuner. Elle faisait tout son possible pour que je puisse goûter de tout. Comme elle savait que j'aimais les fruits, elle m'en achetait expressément pour que je connaisse les spécialités du Brésil. J'avais accès à tout dans la maison.  C'était toujours "Sabrina, si tu veux faire internet, l'ordi est à ta disposition", "Sabrina, donne-moi tes habits que je les lave», "Sabrina...". Incroyable! Elle m'a aussi acheté un top avec le drapeau brésilien et des nu-pieds. Comme ça, cadeau! 

 Ive a aussi une grande soeur, Alice, avec qui je me suis aussi très bien entendue. Nous avons beaucoup ri ensemble.

 Ce qu'il y a de fou au Brésil pour moi, c'est qu'il y a deux extrêmes. D'un côté, c'est le vrai paradis. Les gens sont tellement joyeux, accueillants, souriants. Le pays est magnifique et tellement riche en matières premières.  Mais de l'autre côté il y a tant de pauvreté dans ces grandes villes comme Sao Paulo. Tu vois des petits enfants dans la rue... Après l'Argentine et le Chili, qui sont des pays qui s'en sortent pas mal, revoir cette pauvreté-là m'a marquée. Tous les jeunes Brésiliens que je connais travaillent  beaucoup à côté de leurs études pour avoir un minimum d'argent. Les salaires sont misérables. Il y a de vieilles personnes ou de jeunes étudiants qui portent des panneaux publicitaires toute la journée...ils sont rémunérés 20 reals...ce qui fait 10 dollars pour une journée entière. Horrible. Il y a énormément de personnes dans toute l'Amérique du Sud qui font de petits jobs qui n'existent pas chez nous. Des personnes qui sont dans la rue et qui t'aident à trouver une place de parking, au supermarché, ils mettent tes achats dans les sacs plastiques,  une personne qui collecte les tickets dans le bus, une autre qui te sert à boire,... Des boulots qu’une personne pourrait faire sans problème mais les tâches sont réparties entre plusieurs là-bas.  C'est dans le but de créer des emplois car dans le cas contraire des milliers de personnes n'auraient pas de travail.

 Sao Paulo est une ville aux dimensions démesurées. C'est immense! On met tellement de temps pour se rendre d'un endroit à l'autre. Ive vivait à Santo Andrés, qui n'est même pas à Sao Paulo mais considéré comme une ville à côté. Chaque fois qu'on allait au "centre", on en avait pour minimum une heure...et ça, sans les embouteillages. Il y a aussi trop de pollution. L'air y est irrespirable. Je ne pourrais jamais y vivre. On passe sa vie à l'intérieur. Que ce soit en voiture pour se déplacer, dans des centres commerciaux, on ne passe pas de temps en plein air. Les petites ballades de Sabri...à oublier! C'est un de aspects que j'ai moins aimé de mon séjour à Sao Paulo. On  ne bougeait pas de toute la journée. A la maison, assise dans la voiture, centre commercial, assise dans un café...j'avais besoin de bouger un peu, utiliser mes jambes un minimum. Et je ne pouvais rien faire toute seule, par moi-même puisque pour faire quoi que ce soit, on a besoin de la voiture. Et avec ça j'ai beaucoup de peine. J’aime pouvoir aller au supermarché si j'en ai envie. J'aime pouvoir être libre!

 Pendant mes 6 jours, j'ai aussi revu deux copains que j'avais rencontrés en Australie 3 ans auparavant. Rodrigo, 26 ans et Felipe, 25. Quelle sensation étrange mais géniale de les revoir. Jamais je ne m'étais imaginé les re-rencontrer dans leur ville, au Brésil. Comme tous les Brésiliens, ils se sont très bien occupés de moi. Felipe m'a emmené danser, au musée, au parc,... C'est drôle car leur ville est tellement grande, qu'il y a une multitude de choses qu'ils ne connaissaient pas et qu'ils découvraient avec moi.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Une autre chose à laquelle on m'a emmené et qui m'a beaucoup plu, fut le premier jour des Facultés. Ive m'a prise avec elle à sa rentrée des classes...oulah au Brésil ça ne se passe pas comme en Suisse.  Toutes les premières années sont bizutées...incroyable! Les 2èmes, 3èmes et 4èmes années leurs peignent les habits, les cheveux, coupent les cheveux à certains garçons, leurs font demander de l'argent aux voitures qui sont arrêtées aux feux rouges pour qu'eux puissent aller s'acheter de l'alcool...enfin de la folie. Mais les 1ères sont "d'accords". Ils se laissent faire. C'est un pacte qui se fait chaque année et tout se passe sans aucune violence. Tout dans la bonne humeur, les rires et la joie!! Les 1ères ont quand même le choix de venir le premier jour ou non! Impressionnant pour moi dans tous les cas!

 Un de mes meilleurs moments à Sao Paulo fut cette fameuse fête, mon dernier soir avant de partir pour Rio. Nous y sommes allées avec Ive, sa soeur, leurs boy-friends respectifs. De la folie!! Tellement bonne soirée! Il y avait une bande live, dont on connaissait le percussionniste. Une ambiance...comme celle qu'on trouve partout au Brésil mais qui sont pour moi, juste exceptionnelles!  La musique était top, quelques filles dans de jolies robes qui dansaient la samba sur leurs talons hauts. Génial cette danse! Et tout le monde au centre qui danse...en couple...au Brésil, bien évidemment. Ce que j'apprécie particulièrement et qui change de la Suisse est que là-bas, personne ne juge l'autre sur sa façon de danser. Souvent dans les night-clubs en Suisse, une fille qui danse et qui bouge un peu trop ses hanches, ses fesses est tout de suite jugée.....trop sexy. « Elle se prend pour qui celle-là ! ». Là-bas, les filles dansent super bien, elle bougent d'une façon incroyable!!! Et les mecs aussi d'ailleurs!  J'étais la seule étrangère et ça se voyait. La blondinette...même s'il y a des Brésilienne blondes....ça se voyait à des kilomètres que je n'étais pas Brésilienne.  Mais tout le monde a été adorable. Ils m'ont fait danser la samba....bon un peu la honte,  en cercle devant tout le monde...le petite blanche qui essaye de bouger ses fesses!  Mais ça a été génial, ils t'applaudissent tous et...juste une trop bonne ambiance. Nous n'avons pas dormi...rentrées avec Ive en vitesse à 6h du mat, rangé mes dernières affaires, fermé mon sac et direction  le terminal des bus pour Rio de Janeiro!!!!

 

Par Sabrina - Publié dans : america-latina
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Mardi 13 février 2007 2 13 /02 /Fév /2007 16:26

Après mon merveilleux, fantastique séjour à l'île de Pâques, j'ai repassé un jour à Santiago en casa de un amigo que j'avais rencontré en Equateur. Nous avions gardé contact et il m'avait dit que je pouvais rester chez lui si je passais par Santiago. Il est génial. Venu me chercher à l'aéroport, il m'a conduit dans sa très jolie maison dans le charmant et aisé quartier de Vitacura (je choisi bien mes amis). Sa famille m'a acueillie les bras ouverts, m'offrant une magnifique chambre, un dîner délicieux. J'ai beaucoup parlé avec sa mère. On s'est très bien entendues. Presque plus qu'avec lui!  Cela faisait du bien de retrouver, une fois encore le confort et la chaleur d'une maison familiale. Ils partaient à la plage dans le nord du Chili le jour suivant mais m'ont offert de rester quelques jours à me reposer dans leur maison si je le souhaitais. La nani et le petit restaient. Ils sont fantastiques! Je souhaite pouvoir leur rendre un jour toute  la gentillesse et l'amour qu'ils m'ont témoignés. Je devais cependant me rendre à Mendoza, en Argentine pour retrouver Tom, le "maître" Reiki que j'avais rencontré dans la jungle bolivienne et qui se trouvait à Mendoza à cette date, spécialement pour me rencontrer. Je n'avais pas envie de quitter le Chili. J'adore ce pays! Mais le voyage continuait!! 

Cela m'a fait très plaisir de revoir Tom mais ce ne fut pas aussi exceptionnel que la première fois. Je ne suis restée que 4 jours à Mendoza. Nous passions la majorité de notre temps au parc, à se ballader, méditer,... Mendoza est une ville très agréable car elle n'est pas trop grande et il y a beaucoup d'arbres.

Après Mendoza, j'avais prévu d'aller en Uruguay. Je suis passée par Buenos Aires où j'ai laissé environ 10 kg chez un ami. Après tous les commentaires que l'on m'a fait  "Ouh tu vas au Brésil...fais vraiment attention, c'est très dangereux,....." j'ai préféré laisser une partie des choses qui me tenaient à coeur pour être certaine de les retrouver.

C'était la dernière partie de mon voyage et j'ai vraiment beaucoup de chance car je n'allais plus passer une seule nuit dans un hôtel...todo en casa de AMIGOS!  A Santiago j'ai été hébergée, à Buenos Aires j'ai  un ami chez qui je vais passer ma dernière nuit en Amérique du Sud. En Uruguay et Brésil de même! Des amis qui sont d'accord de m'héberger.Youpiiii!

Première destination en Uruguay (4 février): Colonia de Sacramiento. Ancienne colonie disputée entre les Portuguais et les Espagnols. Charmante cette petite ville. Toutes des petites rues pavées. Un joli phare, des murailles. L'hôtel  prêtait des vélos et j'adorais prendre mon petit vélo et partir pédaler dans ces ruelles. Je me sentais comme une habitante dans son village. Le temps ne m'a malheureusement pas laissé apprécier cette petite ville comme il se devait. Il a pas mal plu et le temps m'était compté ayant mon vol pour Sao Paulo le 9 février. J'ai donc décidé de partir assez rapidement pour aller rejoindre un "ami" qui vivait plus au nord. Un mec super sympa que j'avais rencontré à la frontière Bolivie-Argentine. De Colonia je me suis rendue à Montevideo en esperant avoir rapidement un autre bus pour le Cabo Polonio.  Un endroit un peu isolé m'avait dit mon ami, sans eau courante et électricité. Il a une petite cabane là-bas pour passer quelques semaines en été. Pour communiquer, c'était un peu difficile. Il n'avait pas accès à internet ( hehe ca, bien évidemment car sans électricité!). Je pouvais essayer de l'appeler sur son portable mais il n'avait qu'un tout petit peu de réseau dans un endroit bien stratégique de sa salle de bain et German (il s'appelle ainsi) ne passait pas toute sa journée dans sa salle de bain.

Je me renseigne donc pour les connexions de Montevideo jusqu'au Cabo Polonio et l'unique  possibilité partait à 21h et je n'arrivais même pas au Cabo mais à Villuzas (2km) autour des 2h du mat....On ne peut pas se rendre au Cabo en voiture ou bus mais seulement en 4 x 4 car ce sont des dunes qui l'entourent. Je n'arrivais pas à joindre German  et ne savais pas vraiment que faire. Je voulais être certaine qu'il sache que j'arrive, qu'il puisse venir me chercher. L'agence de bus m'avait dit que je pouvais rejoindre El Cabo à pied en passant par les dunes. J'en aurais pour une heure. Marcher ne me faisait pas peur mais à 2h seule sur la plage avec mon sac à dos...euhhh l'option me tentait moyennement. Cependant je n'avais pas envie de rester à Montevideo cette nuit. Je lui ai donc envoyé des sms depuis internet, j'ai appelé sa mère (il m'avait donné son numéro au cas ou) pour qu'elle essaie de le prévenir que j'arrivais et s'il pouvait venir me chercher à la sortie du bus. Donc voilà, j'ai pris mon bus sans vraiment savoir ce qui m'attendait en fin de course.

2h30 j'arrive toute endormie, sors du bus et bueno claro...no German!! Ok!!! Qué hago??? Je commence à me renseigner un peu pour savoir s'il était possible point de vue sécurité de se rendre al Cabo en marchant. Et là, j'ai rencontré 3 jeunes filles de 15 ans, bourrées mais super chous qui m'ont conseillé de passer la nuit ici et qui m'ont aidé à trouver un petit hôtel pour la nuit. L'option me parut plus sage.

                                                        

                                                  El German!! 

Je suis donc enfin arrivée au Cabo Polonio le lendemain vers 12h. Et là, de nouvelles recherches pour trouver la maison de German. Le Cabo est minuscule mais je ne savais pas où il vivait. Après 3-4 visites de petites maisons, je le trouve ENFIN en train de prendre des photos de papillons avec un ami!  Dios mio!  Donc voilà, j'étais contente d'enfin pouvoir me poser et à partir de ce moment-là, j'ai vraiment adoré mon séjour en Uruguay. Ce Cabo polonio est, comme vous l'avez compris, un endroit isolé du monde où l'on vit au rythme de la nature. On prend son temps, on vit et ne fait rien de concret durant la journée, solo vivir! Cela m'a fait vraiment du bien car c'est ce dont j'avais envie, juste me poser tranquille dans un endroit et arrêter de bouger pour quelques jours. 

Comment est-ce que je pourrais vous décrire l'endoit.... des dunes, la mer, une jetée et une centaine de petites maisonnettes de bois. Merveilleux!

                                                

Voici la casita del German. N'est-t'elle pas mignonne?

Nous n'avons donc que passé du temps relax. Nous allions nous promener sur la plage, sur les dunes, nous baigner. Nous avons même pu le faire avec des dauphins. Assez incroyable. Ils viennent régulièrement il paraît. 4 dauphins qui nagent autour de toi, qui sautent. Vraiment sympa comme expérience. Le soir, n'ayant pas de lumières électriques, le ciel est juste incroyablement beau et clair pour voir les étoiles. Il y avait même une comète... Je vous le dis : tout est unique au Cabo Polonio! Et tout avec des bougies dans la casita por la noche. Se doucher avec un système de seau avec un mini robinet...option eau chaude disponible! On faisait bouillir de l'eau sur la "cuisinière" et mélangeait tout ca avec un peu d'eau froide. Le tout illuminé par une bougie!

German n'habite pas au Cabo Polonio mais dans la campagne uruguayenne. Il a 10-15 hectares de terrain qu'il cultive et a des troupeaux de bovins. Son business marche bien et il devait retourner chez lui pour rencontrer des acheteurs pour les bovins. C'est aussi magnifique cette partie de l'Uruguay. 

                                                      

Il a aussi un appart à Montevideo (oui, des maisons un peu partout!) et ce soir-là il y avait las "llamadas" à Montevideo, un évènement du carnaval. Ce sont des défilés des Uruguayens d'origine africaine qui jouent des percussions. Puissant! Dans chaque groupe une soixantaine de personnes qui jouent! Las   "llamadas" ça s'appelle, car auparavant les noirs se regroupaient ainsi, jouant sur d'immenses tambours. Nous sommes arrivés un peu tard et n'avons pu y participer que brièvement. Fue corto pero bueno! ( ce fut court mais bon). Et voilà, la matin j'avais déjà mon avion qui partait pour  Sao Paulo. Le temps passe trooooooop vite. Il m'a emmenée faire un petit tour de la ville, prendre un verre d'un alcool  typique au marché et adios!!! Il a vraiment été adorable avec moi et grâce à lui, j'ai pu découvrir des endroits pas du tout touristiques. Et c'est juste tellement agréable d'être dans un pays étranger et de connaître quelqu'un qui t'emmène en voiture te faire découvrir son pays. Je ne pensais pas passer par l'Uruguay au début de mon voyage...eh bien j'aurais manqué quelque chose. Je garde un merveilleux souvenir d'Uruguay, qui est appelé la Suisse de l'Amérique du Sud. Par sa petite taille et soit disant son niveau "supérieur"  (fonctionnement européen) aux autres pays. Je dirai personnellement que le Chili est au top niveau de l'Amérique Latine. Ce n'est plus le tiers-monde comme l'est la Bolivie mais bien un pays industrialisé comme en Europe...bon...pas toutes les régions du Chili non plus.

Par Sabrina - Publié dans : america-latina
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Vendredi 2 février 2007 5 02 /02 /Fév /2007 16:04

           26 janvier - 30 janvier

                               

J'avais hésité à me payer ce séjour sur l'île de Pâques qui revenait cher mais rentrant de ce paradis perdu au milieu du Pacifique (3700km de la côte), je vous le dis à tous: "N'HESITEZ PLUS!!!!"

Je m'étais imaginée passer mon séjour à la plage sous une forte chaleur et je dois dire que la pluie à mon arrivée m'a surprise. Mais je fus rassurée en sortant de l'avion par la chaleur qu'il faisait et que cette petite pluie fine ne soit finalement pas dérangeante.

L'accueil en arrivant était digne d'un accueil à Tahiti: collier de fleurs et ressemblance des habitants de l'île avec les Tahitiens. J'ai été frappée par la beauté des "Pascuenses". Pas tous mais j'ai vu quelques filles avec un visage juste sublime: les traits fins, la peau foncée...magnifiques!!

L'île appartient au Chili mais ses habitants ne se sentent pas du tout, du tout Chiliens. Le Chili ne voulait pas annexer cette île à son territoire au tout début et sa mission était plus de protéger l'île...aujourd'hui ils la contrôlent...c'est le reproche des Rapa Nui vis à vis du Chili. Rapa Nui est le nom de l'île en "Rapa Nui", qui est aussi la langue que parlent les habitants de l'île. Certains les appellent les " Pascuenses ", qui vient de l'île de Pâques (isla de pascua) mais eux-mêmes se désignent Rapa Nui, étant donné que "île de Pâques" a été donné par un étranger, le capitaine hollandais qui a découvert l'île le veille de Pâques (ou le jour même...je ne sais plus).

Le climat cette année est différent de la normale. Il fait normalement très chaud l'été et ne pleut pas. Nous avons eu quelques averses mais la chaleur était bien présente. Il pleuvait quelques fois au nord de l'île et le sud était épargné. L'île de Pâques ne fait que 117 km2 et est toute verte. C'est juste SUBLIME!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!  Je sais, je n'arrête pas de le répéter "Que c'était beau", "C'était grandiose" "J'ai trop adoré", "J'y serais bien restée"...mais qu'il est ennuyant ce blog et répétitif par-dessus tout!!.... C'est vrai mais qu'est-ce que je peux y faire, notre monde recèle une telle richesse et diversité de paysages. Je m'émerveille chaque jour.

                                          

Il y a partout dans l'île des chevaux en liberté et une seule route qui fait presque le tour de tous les principaux sites.C'est très agréable, car il n'y a pratiquement pas de voitures. Tous les touristes louent des quads, petites motos, scooters ou vélos pour partir à la découverte de l'île. Les locaux se déplacent aussi beaucoup à cheval. L'île compte 3700 habitants et une seule et unique vile: Hanga Roa. Vu la taille de l'île, tout le monde se connait et je me sentais presqu'à la maison car partout où j'allais, je connaissais quelqu'un!

Je me suis payée une visite guidée à travers l'île le premier jour pour recevoir toutes les infos concernant la culture et l'histoire des Rapa Nui ainsi que l'histoire de leurs géants de pierre: les Moais. L'agence où j'avais réservé mon tour est une agence spécialisée pour le tour en anglais puisque la grande majorité des touristes sont des Américains ou du moins de langue anglaise. Il y a aussi beaucoup de personnes d'un certain âge, moins de jeunes backpackers que d'habitude! A l'agence on m'a tout de même donné la possibilité d'avoir une visite en espagnol. J'étais contente jusqu'à ce que je rencontre le guide...un FRANCAIS!! Je parlais mieux espagnol que lui et je ne vous raconte pas son accent. Nous avons tout de même continué la visite en espagnol mais je crois que finalement j'aurais préféré suivre la visite avec le groupe anglophone et son guide autralien! C'est marrant car ce guide a été très impressionné par les langues que je parle. Il en a parlé à sa femme, qui me l'a répété: "Oh my God this Swiss girl, she speaks all the languages of the world! I'm sure if she would stay here, she will learn Rapa Nui in 2 weeks!"...Il faut dire qu'il est marié à une Rapa Nui, vit sur l'île de Pâques depuis bien 6 ans et ne parle pas espagnol.... Mais il est vrai, les principaux commentaires que je recois, viennent des personnes qui sont impressionnées par les langues que je parle. Ils me disent tous " Oh mon Dieu, la Suisse a vraiment un très bon niveau d'éducation! " Beaucoup d'Australiens ou d'Américains m'ont dit que c'était assez embarassant de rencontrer des personnes comme moi car eux ne parlent que l'anglais.

Pour en revenir à mon guide, j'ai recu de très intéressantes informations mais tout en bloc. Il parlait vraiment trop. Je connais l'histoire et la chronologie complère de l'île, les noms et nacionalités de tous les différents capitaines, je pense.

                                                 

Rapa Nui ou Isla de Pascua compte à peu près 1000 Moais qui représentent des rois décédés. Chaque roi avait son Moai qui était là pour protéger les tribus et apporter la chance pour la pêche et les différentes récoltes. Rien n'est vraiment certain dans l'histoire Rapa Nui puisqu'aucune trace écrite n'a été retrouvée (ou presque), mais tout s'est transmis de bouche à oreille.

Toute l'île est un vrai bijou. C'est magnifique de s'y promener et de soudain tomber sur une lignée de 15 Moais. Ce petit bout de terre est une merveille à visiter, mystérieuse par ses Moais, magnifique par ses paysages et accueillante par ses habitants, si vous en avez l'occasion un jour, allez visiter Rapa Nui!

                                          

                 Levé du soleil sur les Moais.             

 

                                               

 

 

Par Sabrina - Publié dans : america-latina
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